Vendredi, 02 Novembre 2012 08:11
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PES 2013 vs Fifa 2013

chaque automne, c'est la même rengaine: les fans de Fifa tentent de convaincre ceux de PES que leur opus favori est de loin le meilleur. Et 2013 ne déroge pas à la règle, le duel entre le Pro Evolution Soccer de Konami et le Fifa d'EA Sports étant lancé depuis quelques semaines déjà. La rédaction de Football-mag s'est penchée sur cette lutte des simulations de football sur console et livre son verdict.

Winning Eleven (le onze vainqueur). Les grands fans de Pro Evolution Soccer, biberonnés par la série alors intitulée International Superstar Soccer, se souviennent encore de cette bonne époque où le produit japonais faisait fureur auprès des amoureux du ballon rond. Konami avait inventé la simulation de football, avec des actions réalistes (rien que la passe en profondeur) totalement secondaires sur les jeux d’arcade tels que Fifa. Depuis, les Américains d’EA Sports ont donc pris le dessus sur les consoles de la génération actuelle et les équipes de Shingo Takatsuka ont toujours un temps de retard.


Point fort de PES: la communauté de gamers

Cela vaut pour cet opus 2013. Simplement, là où la difficulté de Fifa réside dans la construction de jeu et la conclusion des actions devant le gardien adverse, PES reste encore trop simpliste. Même si le rythme s’est ralenti, il est encore trop facile de remonter le terrain par quelques passes trop précises qui mettront un attaquant en position de tirs. Il n’est pas si simple de marquer (encore heureux pour une simulation de football), mais les tirs gardent toute leur puissance, là où la finesse des frappes placées a tellement apporté au concurrent Fifa… Des caractéristiques de gameplay qui raviront les fans du football anglais ou allemand. Ce fameux football champagne révélateur d'une carence tactique et technique.

Reste que PES est un jeu idéal à "partager" lors d’une soirée entre amis. Et Darren Tulett, le sympathique consultant anglais du PAF, vient apporter sa pierre à l’édifice avec ses analyses décalées. Les frappes à mi-distance font du bruit et il est possible de marquer de loin (voire de très loin, si on essaie avec un latéral, pour ce qui semble être le bug du jeu). Dans la conduite de balle également, le plaisir vient avant la prise de tête, les dribbles étant efficaces de manière aléatoires (le problème éternel des défenseurs transpercés). Et si les licences des clubs et des nations n’ont jamais été le point fort de l’entreprise nippone, la présence des sélections composées des légendes du sport comblera également les tâteurs occasionnels. Et si on marquait de 20-25 mètres avec Batistuta ?

Preuve que PES possède ce côté festif que Fifa n’a pas, la communauté reste toujours aussi importante. Les adversaires devenus amis trouvent le temps de se retrouver autour du jeu qui a marqué leur enfance, qui les a rendus fou de foot pour certains. Pour la 11e saison de la PES League par exemple, plus de 8 000 joueurs ont tenté leur chance, avec une finale à Paris, sur les rives de la Seine à bord du Montecosy. Et Konami France a même déployé des moyens encore plus importants pour l’édition 2013 qui débute le 31 octobre. Pour la Coupe du monde de PES par exemple, la finale avait été retransmise en streaming. S’il n’a pas le onze gagnant, PES possède l’équipe la plus spectaculaire et généreuse.


Point fort de Fifa: la vraie simulation

On ne va pas se mentir, il y avait peu de risques que les habitués des simulations de football changent subitement de bord cette année. Le retard accusé par PES, un titre mythique mais en pleine décrépitude, sur Fifa, est assez gigantesque depuis deux ans. Ce n'est pas avec l'édition 2013 des deux jeux que le "gap" va se combler. Sans révolutionner son oeuvre, EA Sports a encore apporté les petites améliorations qui conforteront les gamers dans leur choix. Outre les petits plus que représentent le nouveau mode d'entraînement, l'amélioration des modes en ligne et Ultimate, c'est sur la jouabilité même de l'opus que ce Fifa 13 frappe fort. Déjà plus fluide et réaliste que chez la concurrence, le gameplay bénéficie du boulot des programmeurs sur des points essentiels: la défense et les contrôles, grâce à un nouveau moteur physique.

Si un tournant avait déjà été amorcé la saison dernière avec un changement radical dans l'approche défensive, la réactivité plus élevée des défenseurs et la réduction franchement significative des "cagades" et autres bourdes de l'arrière-garde rend l'exercice bien plus sympathique et moins frustrant. Un progrès qui évitera aux plus nerveux de racheter des manettes tous les quinze jours... Quant aux contrôles et à la conduite de balle, on se rapproche réellement de la simulation parfaite, puisque les développeurs ont rendu plus difficile chaque orientation et chaque passe, pour mettre un terme aux improbables courses (le ballon scotché au pied) des joueurs virtuels. Autre point positif notable, l'actualisation hebdomadaire des statistiques des joueurs en fonction de leur forme réelle et de celle de leur équipe. De quoi voir disparaître, peut-être, les réflexions du type: "C'est n'importe quoi, ton Moussilou n'a pas marqué depuis 5 ans et il met un triplé contre moi"...

Du côté des petits couacs, car il faut bien en parler, les plus attentifs noteront quelques bugs visuels surprenants comme l'apparition des juges de touche au milieu de terrain ou des célébrations mal pixelisées ou les visages méconnaissables de certains joueurs connus (pas de queue de cheval pour Valbuena comme dans le Fifa 12 toutefois...), ou l'apparition inutile du championnat saoudien au détriment d'équipes légendaires, la marque de fabrique des meilleures éditions de PES. Rien de véritablement scandaleux ou d'handicapant pour un poids lourd que l'on imagine mal perdre du  terrain dans les années à venir. Car le plus terrible pour Konami, c'est que son concurrent semble encore avoir une belle marge de progression...

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Dernière modification le Vendredi, 02 Novembre 2012 08:31
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