Mercredi, 28 Septembre 2011 08:54
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PES 2012 : Découvrez le test

PES 2011 a remis le train sur les rails, grâce à des évolutions attendues et bienvenues, sans toutefois réussir à faire de l’ombre à FIFA. Cette année encore, on sent une volonté de modifier le jeu et d’aller de l’avant.



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Toujours aussi famélique en termes de licences, PES 2012 offre des modes identiques à ceux proposés l’an dernier. Si ce n’est qu’au premier coup d’œil un étrange Football Life apparait. Il regroupe en fait les modes Vers une légende et Ligue des Masters, tous deux légèrement refondus.

Si leur base ne change pas, les développeurs ont privilégié l’immersion en modélisant votre joueur ou votre entraîneur dans sa vie de tous les jours. En mode Vers une légende, votre entraîneur vous donnera des objectifs à atteindre tandis que dans la Ligue des Masters c’est le président du club qui vous pourrit la vie en imposant des choix de joueurs ou en exigeant certains transferts pas toujours judicieux. A vous aussi de gérer la communication avec votre capricieux effectif ! L’interface bénéficie également d’un relookage plus esthétique que fonctionnel puisque le joueur reste sur des bases connues. L’austérité demeure donc de rigueur.

Les réalités du terrain


PES 2012 apporte quelques nouveautés agréables à l’œil avec des footballeurs finement modélisés. Corpulences et visages affichent un certain réalisme. Les animations aussi se montrent plus détaillées et surtout plus variées. Un défenseur n’hésitera pas à lancer sa jambe comme il peut pour dévier un tir catapulté vers le but. D’ailleurs, il arrive à l’intelligence artificielle (IA) de se jeter seule ou de lancer un tacle désespéré sans que le joueur ne le demande. De quoi renforcer l’immersion, même si Konami ne parvient pas à totalement combler son retard. Surtout, la grosse nouveauté réside dans l’IA adaptive (Active AI) qui permet des situations de jeu plus crédibles. Avec les bons réglages offensifs, les latéraux acceptent enfin de monter et les centres dans le vide, sans personne pour les récupérer, se montrent plus rares. Si l’attaque tente d’exploiter la moindre brèche en s’y engouffrant, la défense, elle, resserre ses lignes. Chaque équipe possède vraiment un style de jeu : passer de l’Inter à Arsenal offre des sensations réellement différentes et des types de jeu plus conformes à ceux des vraies équipes. Pour peaufiner vos tactiques, sachez que l’interface permet dorénavant de définir quatre formations prédéterminées et de passer de l’une à l’autre en plein match. Le stick droit, lui, autorise le contrôle d’un autre joueur que le porteur du ballon. Ainsi, il offre l’opportunité de sélectionner un partenaire et de lui demander de déclencher une course. Sur coup de pied arrêté, libre à vous de choisir qui réceptionnera le ballon et de le déplacer en conséquence.

Complexité

En dépit de progrès rendant cet épisode agréable à l’œil et très solide tactiquement, PES conserve des points qui agacent toujours. Outre le classique but des arrêts de jeu, on traverse des moments de solitude et d’impuissance face à des contres favorables à l’IA qui se succèdent à la pelle. Et que dire de cette tendance fâcheuse qu’a le cuir à coller aux pieds de l’adversaire virtuel ? De l’arbitrage toujours imparfait ? Les contrôles saccadés rendent particulièrement tendu le moindre dribble qui exige un timing digne d’un ordinateur pour réussir le bon geste. Défendre est aussi devenu plus dur puisqu’il faut presser le bouton au bon moment pour s’emparer de la balle. Et il n’est pas rare de voir l’IA vous endormir sur place. PES 2012 est donc un titre complexe et exigeant. Au niveau de difficulté maximale, il peut être d’autant plus frustrant qu’une partie de l’action semble échapper au joueur. Comment expliquer qu’on puisse coller 3-0 au Real avant de manger 4-1 contre… le PSG ? L’arrivée de Javier Pastore ? Il ne figurait pas parmi les joueurs du club dans la version testée.

Une nouvelle ère

Première surprise de taille cette année pour la licence, la figure de proue du jeu n’est plus le très emblématique Lionel Messi qui enfile les buts comme les ballons d’or, mais une autre star de la Liga, le portugais Cristiano Ronaldo. Un choix qui pourra provoquer des réactions différentes auprès des joueurs pour peu que la star les agacent ou les émerveillent lors de ses matchs. Mais ce choix, en plus d’être simplement marketing, montre à lui seul la volonté d’entrer dans une nouvelle ère du côté des équipes de Seabass.

Cette volonté se ressent dès les premiers instants de jeu après avoir inséré le disque dans la console. Cette année, le titre se décide à nous proposer un menu animé qui permet de voir en arrière-plan des actions se dérouler avec quelques-unes des plus grandes équipes du monde. Ce menu qui reprend la disposition aperçue l’an dernier nous réserve également quelques surprises de taille. La première est le retour du mode entraînement que les adeptes de la franchise PES ont bien connu par le passé. Ici, nous retrouvons les challenges de coups francs, tirs au but ou encore de dribbles. Ceux-ci ont été quelque peu remaniés depuis l’ère PS2 et nous proposent un véritable entraînement à différentes situations du titre. Les débutants pourront donc en profiter pour apprendre les bases du jeu pensées par les équipes de Seabass.

De nouvelles recrues qui en veulent

Seconde nouveauté de ce menu, la disparition de la "Master League" et du mode "Deviens une légende". Ceux-ci ont été regroupés dans un menu portant le nom de Football Life et qui comme son nom l’indique vous propose de découvrir plusieurs aspects du monde du football. De son côté, la Master League connait quelques nouveautés et vous propose de remplir une mission beaucoup plus diversifiée que par le passé. Vous devrez ainsi gérer une équipe de jeunes afin de dénicher de jeunes talents à moindre coût. Vous devrez également gérer le staff qui vous accompagne et planifier les entrainements afin d’aider vos joueurs à développer leurs capacités.

Ces derniers ont également l’occasion de vous faire part de leur ressenti vis-à-vis de votre politique d’entraînement ou de leurs récentes performances en club. Le tout est entrecoupé de cinématiques bien pensées qui vous permettent de visualiser votre avatar. Celui-ci peut arborer votre visage à l’aide de la fonction photo si vous êtes équipé du PlayStation Eye, ou simplement prendre un personnage fictif, ou encore un joueur réel présent dans PES. Autant dire que voir Wayne Rooney coacher Manchester United, ça laisse rêveur.

De son côté, le mode légende vous propose toujours d’incarner un joueur cirant le banc des remplaçant et de réussir à percer dans une équipe de bas étage afin de réussir à se faire approcher par un club digne d’intérêt. Une fois ce palier franchi, vous aurez peut-être la chance de vous faire repérer par votre sélectionneur national et ainsi partir défendre les couleurs de votre pays lors de matchs de qualification pour les plus grandes coupes qui peuvent exister. A ces deux modes de jeu viennent se greffer le Boss Pro disponible par le biais du PES Shop en échange d’une petite centaine de points PES obtenus après chaque fin de match, ou bien en cas de trophées obtenu lors de nos séances d’entraînement.

Celui-ci nous permet de prendre une nouvelle dimension en incarnant un président de club et de devoir gérer l’aspect financier de ce dernier. Ce mode de jeu ne nous donne donc pas la possibilité d’influencer le travailler du manager, mais vous pouvez le forcer à signer telle ou telle star afin d’assurer le marketing de votre groupe. C’est donc un véritable nouveau challenge qui s’offre à vous et autant vous le dire de suite, Konami n’a pas fait les choses à moitié pour l’occasion et vous propose de nombreux tutoriels pour éviter de dilapider votre argent par les fenêtres sans obtenir le moindre résultat.

Des choix qui ont fait leurs preuves

Pour le reste, le jeu nous propose surtout du classique avec des matchs amicaux, la Copa Libertadores, la Ligue des Champions qui en fera rêver plus d’un au moment de diffuser son hymne qui a fait pleurer tant de supporter devant leur écran de TV. Nous retrouvons également la présence du PES Shop nous permettant de débloquer de nouveaux contenus tels que de nouvelles musiques ou nouvelles apparences pour le mode légende. Il est également possible d’obtenir des bouts de stade afin d’avoir plus de choix dans la création de notre propre stade. Mais le plus intéressant à débloquer reste le mode Super Star qui permet d’ajouter une difficulté supplémentaire au titre et de comprendre véritablement que l’I.A du jeu a fait d’énormes progrès cette année.

Une fois un match lancé, nous découvrons le nouveau menu de gestion des profils qui nous permet de régler de nombreux paramètres de gameplay. Il est ainsi possible de désactiver les tacles, dégagements ou tirs automatiques des joueurs contrôlés par l’ordinateur et d’éviter ainsi quelques situations énervantes vécues dans les opus précédents du titre. Il est également possible de régler la gestion du second joueur en automatique ou manuel. Le fait de le régler sur auto vous permettra simplement de l’inciter à faire des appels à l’aide d’une pression sur le stick droit alors qu’un réglage manuel vous en donnera totalement le contrôle et vous invitera ainsi à gérer le moindre centimètre de sa course afin de vous permettre de lancer de fausses pistes ou bien de trouver l’espace que l’IA n’aurait pas su trouver toute seule.


Une fonction très pratique sur les coups francs ou corners. Elle vous permet d’embarquer toute la défense à un endroit donné alors que vous effectuez un tout autre dosage avec votre tireur et vous pouvez ainsi replonger au premier poteau pour couper la trajectoire après avoir entrainé le gros des défenseurs au second poteau. Libre à vous de trouver les nombreuses possibilités offertes par ce système ingénieux qui s’avère difficile à prendre en main en cours de jeu mais qui est très prometteur sur les phases de jeu arrêté. Il est également possible de régler ses propres enchaînements de feintes afin d’éviter d’avoir à le refaire à chaque partie.



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Dernière modification le Mercredi, 28 Septembre 2011 09:24
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